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Mardi 26 juin 2012 2 26 /06 /Juin /2012 16:00

 J’ai le grand plaisir de publier cette information reçue de Marie-Hélène Morot-Sir que je remercie. Soutenons nos cousins et amis du Québec dans la défense de notre langue commune, si belle, si riche, qui permet de développer tant de grands sentiments et de beautés ! (Jean Dornac)


Le gouvernement de l'anglophone Stephen Harper, premier ministre du Canada, et le gouvernement de l'anglophile John James Charest (dit Jean Charest), premier ministre du Québec, vont tenir une opération d'occultation de la réalité au Canada, en particulier de la réalité des menaces à la langue française au Québec.

Comme les publicités pour certaines marques de savon, il y aura blanchissage de la situation avec un savon qui lave plus blanc que blanc.

Dans pareille opération de blanchissage, il vaut mieux ne pas avoir dans les salles des intervenants compétents pour critiquer le discours officiel...  

De nombreux représentants des organisations civiles militantes pour la défense du français au Québec ont donc été exclus du Forum de la langue française 2012 .

Les organisations suivantes tiennent à manifester une opinion différente en expliquant la réalité du Français au Québec :

>    Mouvement Québec français (MQF)

>    Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal (SSJB de Montréal)

>    Centrale des syndicats du Québec (CSQ)

>    Fondation Lionel Groulx

>    Ligue internationale des scientifiques pour l'usage de la langue française (LISULF)

>    Syndicat de la fonction publique (SFPQ)

>    Impératif français (IF)

>    Forum francophone international - Québec (FFI- Québec)

Il y aura pour cela conférences et kiosques d'information à l'École nationale d'administration publique (ÉNAP) le 2 juillet à partir de midi. 

Cordialement,

François Gauthier

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Par jdor - Publié dans : Actualités
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Lundi 25 juin 2012 1 25 /06 /Juin /2012 16:01

En hommage à nos « cousins » Québécois que nous n’avons pas le droit moral d’oublier ! C’est leur fête Nationale, ayons le cœur en fête, pour eux, avec eux, ils le méritent et bien plus que ça encore ! (Jean Dornac)


Karl Rettino-Parazelli  - 25 juin 2012

image-copie-1.jpg

Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir

En soirée, les spectateurs ont afflué en grand nombre au parc Maisonneuve. Selon les organisateurs, 150 000 personnes ont pris part à l’événement, soit 25 000 de plus que l’an dernier.

À retenir

On s’attendait à un spectacle fortement teinté par le conflit étudiant, et on l’a eu. La centaine de milliers de personnes réunies au parc Maisonneuve hier pour le traditionnel spectacle de la Saint-Jean-Baptiste a eu droit à une soirée rythmée et fortement politisée.

Guy A. Lepage animait ce dimanche soir le grand spectacle annuel pour une quatrième année consécutive et il n’a pas tardé à aborder de front le sujet du conflit étudiant. « C’est pas une manif ce soir, c’est un party ! », a-t-il lancé après son entrée sur scène vers 21h, une casserole dans une main, une cuillère dans l’autre.

« C’est un spectacle pour tous : les rouges, les verts, les blancs, les bleus et même les bruns », a ironisé l’animateur. Il a également interpellé les fêtards et les policiers avec son habituel mordant : « Gardez vos verres de bière dans vos mains, et vos matraques dans vos culottes ! » Le ton était donné.

En plus d’Alain-François et d’Alfa Rococo qui assuraient les premières partie, Guy A. Lepage a notamment été rejoint sur scène par Jean-Pierre Ferland, Ariane Moffatt, David Giguère, Adam Cohen et Isabelle Boulay, qui a livré un discours mêlant texte et chanson. « Bonne fête Québec. Je t'aime ! », s'est-elle exclamée après son allocution.

La soirée a aussi été celle de Jean-Pierre Ferland, qui fêtait son 78e anniversaire de naissance. Ariane Moffatt et la formation Misteur Vallaire lui ont rendu hommage en interprétant à leur façon les succès Le soleil emmène au soleil et Quand on aime on a toujours vingt ans.

Ariane Moffatt et Yann Perreau ont plus tard soulevé la foule en interprétant ensemble Le bruit des bottes, en référence aux milliers de Québécois qui ont battu le pavé au cours des derniers mois pour protester contre la hausse des droits de scolarité ou le gouvernement Charest. Un moment fort de la soirée, selon le député du Parti québécois dans Gouin, Nicolas Girard, rencontré au milieu de la foule. « C’est le genre de chanson qui est tout à fait appropriée, surtout avec le genre de printemps qu’on a connu », a-t-il souligné.

Pour la première fois cette année, le spectacle pouvait se poursuivre jusqu’à 1h du matin au son des rythmes électros du groupe Misteur Vallaire.

Pluie et surveillance accrue

La foule a pris du temps à gagner le parc Maisonneuve, sans doute hésitante avec la fine pluie qui s’abattait sur Montréal au moment de débuter le spectacle principal. Les spectateurs ont afflué en grand nombre, dès que la pluie s’est arrêtée. Selon les organisateurs, 150 000 personnes ont pris part à l’événement, soit 25 000 de plus que l’an dernier.

« J’aime l’ambiance, j’aime le spectacle, je n’ai pas hésité à venir malgré la pluie », a répondu sans hésiter Tania au début de la soirée. À ses côtés, Maxime était particulièrement heureux d’assister à son premier spectacle de la Saint-Jean-Baptiste à Montréal. « Je viens de Gatineau, où c’est beaucoup plus fédéraliste, donc je peux dire que c’est assez différent ! »

Par ailleurs, les policiers étaient nombreux au parc Maisonneuve, à la fois près des entrées et au milieu de la foule. Les sacs des fêtards étaient systématiquement fouillés à l’entrée sur le site. Le porte-parole du SPVM, Laurent Gingras, rapportait 2 arrestations peu avant minuit.

Avant le spectacle, le défilé

Plus tôt en après-midi, le festivités avaient débuté avec le traditionnel Défilé des Géants, auquel ont pris part plusieurs politiciens.

La chef du Parti québécois Pauline Marois, le leader néo-démocrate Thomas Mulcair, le chef bloquiste Daniel Paillé et les coporte-parole de Québec solidaire, Amir Khadir et Françoise David, ont défilé dans les rues de Montréal. Étaient aussi présents l'ancien premier ministre Bernard Landry et l'ex-leader bloquiste Gilles Duceppe, ainsi que les présidents de la FEUQ et de la FECQ, Martine Desjardins et Éliane Laberge. Aucun élu libéral n'était présent.

Le défilé s’est mis en branle à 13h, au coin des rues Sherbrooke et Fullum, pour se terminer à proximité du parc Maisonneuve. En plus des « Géants » à l’effigie de Maurice Richard, René Lévesque, Louis-Joseph Papineau ou Félix Leclerc, on a pu apercevoir pour la première fois cette année le syndicaliste Michel Chartrand et la femme de théâtre Denise Pelletier. Vincent Vallières a fermé la marche en offrant tout au long du parcours une prestation du haut d’une scène mobile.

Aux abords du défilé, les fleurdelisés étaient beaucoup plus nombreux que les carrés rouges. Seul un groupe de marcheurs brandissant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « Dehors Charest » s’est joint à l’événement.

Vers 15h, le cortège s’est arrêté devant le Château Dufresne, où plusieurs élus ont prononcé un discours du haut du balcon. Les allocutions de Pauline Marois et d’Amir Khadir ont reçu les applaudissements les plus nourris. « Je veux dire à notre jeunesse : nous sommes avec vous, nous sommes derrière vous, nous allons vous appuyer », a déclaré Mme Marois, évoquant à mots à peine couverts le conflit étudiant.

Le co-porte-parole de Québec Solidaire, Amir Khadir, a pour sa part évoqué l’espoir de changement que représente selon lui le « printemps québécois ». Il a ajouté que « grâce à notre jeunesse, notre nation est en éveil ».

Source : http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/353244/montreal-au-rythme-de-la-fete-nationale

Par jdor - Publié dans : Actualités
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Samedi 23 juin 2012 6 23 /06 /Juin /2012 15:34

Nous, indigné-e-s de tous pays affirmons notre soutien aux Québécois en lutte et appelons les populations du monde attachées aux libertés et droits fondamentaux à se réunir dans toutes les villes et villages ce dimanche 24 juin. 

Rendez-vous avec les indigné-e-s qui soutiennent la Journée mondiale de Résistance en solidarité aux Québécois ce 24 juin à Paris.

14h00 - Rendez-vous Porte Dauphine. Marche jusqu'au Trocadéro.

15h30 à 17h00 - Rassemblement au Trocadéro, Parvis des droits de l'homme.

Munis de nos casseroles et d'un carré rouge, symbole de la contestation, nous ferons résonner sur les places notre solidarité envers les Québécois et toutes les populations qui résistent à travers le monde.

Tous les jours, à travers des actions artistiques et diverses manifestations, la révolte continue à s'exprimer au Québec et ce, malgré les arrestations collectives arbitraires. Au Mexique, au Chili, en Espagne, au Brésil, en Tunisie, en Grèce, en France les étudiants et plus généralement les "gens du peuple" s'expriment avec puissance. Ils refusent ce modèle de société - pourtant présenté comme inéluctable - où l'avenir des pays et des peuples est soumis à la spéculation, où la dette est utilisée comme moyen de soumission et de servage, où les droits fondamentaux et les services publics qui leur correspondent (éducation, santé, culture, retraite, environnement...) sont de plus en plus attaqués.

Grâce à Internet et notamment les réseaux sociaux, très rapidement un élan de solidarité s'est constitué autour des Québécois qui depuis des mois font face aux actions souvent violentes de la police. Nous dénonçons les pratiques, qui, sous prétexte de maintien de l'ordre public, cherchent à museler et effrayer le peuple en colère. En niant notre droit à manifester ils veulent nous empêcher de nous exprimer et nous diviser ; ils n'y arriveront pas.

Cordialement.

Les indigné-e-s, Mouvement pour une Démocratie Réelle Maintenant.

Web : http://paris.reelledemocratie.net

Twitter : @acampadaparis 

Contact mail : prensa.acampada.paris@gmail.com

Source : http://insurgeonsnous.over-blog.com/article-les-indignes-parisiens-appellent-a-se-mobiliser-le-24juin-en-soutien-aux-quebecois-107196421.html

Manifestation identique au Mexique, voir la vidéo ci-dessous.

 

affiche-quebec.jpg

Par jdor - Publié dans : Actualités
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Jeudi 21 juin 2012 4 21 /06 /Juin /2012 16:12

Encore un article essentiel. Il concerne le Québec, mais il serait illusoire de croire que ce pays est seul concerné. J’ai la conviction, sans la preuve, que tous, je dis bien tous les gouvernements d’essence néolibérale, sont corrompus. C’est dans la nature de cette idéologie. Il suffit de se rappeler des dossiers en attente, chez nous… Dans ce monde politique-là, il y a vraiment quelque chose de pourri ! (Jean Dornac)


www.cyberpresse.ca - mardi 19 juin 2012

SnapShot_120619_173648-b0c5d.jpg Pierre-André Normandin La Presse - Après avoir enfilé depuis une semaine les révélations-chocs sur l’industrie de la construction l’ex-directeur de l’Unité anticollusion (UAC), Jacques Duchesneau, avait gardé sa déclaration la plus percutante pour la fin de son témoignage : les partis politiques se cacheraient derrière l’empire clandestin de la collusion. « L’argent sale permet de faire des élections. »

> Suivez la commission Charbonneau en direct

Jacques Duchesneau dit avoir continué « bénévolement » à enquêter sur « l’empire clandestin » se cachant derrière la collusion après avoir remis son rapport en septembre 2011. Il a remis hier un document d’une cinquantaine de pages intitulées « rapport sur le financement illégal des partis politiques, un système hypocrite où l’influence est à louer et les décisions à vendre ».

« Dans notre premier rapport, on a parlé d’un empire insoupçonné. Mais en fait, l’ampleur insoupçonnée, c’est le financement illégal des partis politiques », a laissé tombé l’ancien policer. Pour arriver à cette conclusion, il affirme avoir rencontré 13 nouveaux témoins « déterminants » au cours des 8 derniers mois.

De leurs témoignages, il retient qu’« on serait devant une culture éhontée et généralisée de pots-de-vin et de corruption ». Pour eux, le « financement populaire des partis politiques n’existerait pas », les partis misant plutôt sur les « combines » pour se financer.

Rappelons qu’au Québec, la loi prévoit que les partis doivent financer par les dons des particuliers et non d’entreprises. Une limite de 1000$ est imposée aux partis municipaux et de 3000$ au provincial.

Il n’en serait rien, selon Jacques Duchesneau. « Tout l’argent amassé proviendrait de manigances, de stratégies de complaisance et d’arrangements », a-t-il dit. « Des organisateurs de partis politiques passeraient des commandes aux firmes de génie pour obtenir de l’argent. »

Jacques Duchesneau a expliqué qu’il croyait au départ de son « enquête bénévole » que c’était les firmes de génie qui envoyait l’argent vers les partis, ce qu’il a qualifié de « push ». Mais ce serait plutôt l’inverse, les gens en autorité qui demandent de l’argent aux firmes de génie et entrepreneur, ce qu’il a qualifié de « pull ».

« 70% de l’argent consacré aux partis provinciaux ne serait pas issu de dons officiels enregistrés. Il y a de l’argent sale qui permet de faire des élections. 65% des pots-de-vin sont aussi là pour engraisser, non pas les partis politiques, mais les gens qui font de la politique, notamment par les cocktails de financement », a avancé Duchesneau. L’ancien policier dit en avoir parlé avec le Directeur général des élections.

Les partis miseraient sur le phénomène de la fausse facturation pour camoufler leurs activités illégales. Une cinquantaine de firmes se spécialiserait dans les fausses factures dans la seule région de Montréal, a indiqué M. Duchesneau.

Le problème serait particulièrement « très grave » au municipal où l’argent comptant circulerait abondamment. « Pour obtenir des contrats, on doit donner à des partis municipaux. Les élections clé en main, ce n’est pas une lubie. Il y a des firmes de génie, de comptables et d’avocats qui aident des gens à être élus. »

Pour « maquiller » le stratagème, les partis tiendraient deux comptabilités : une officielle pour le DGE et l’autre, secrète.

À Rio, Charest réagit

Le premier ministre Jean Charest assure qu’il apportera « avec beaucoup de détermination » les correctifs nécessaires à la lumière des révélations de la Commission Charbonneau.

Actuellement à Rio de Janeiro, au Brésil, en vue de la Conférence des Nations unies sur le développement durable, M. Charest a précisé qu’il n’avait pas pris connaissance des derniers témoignages. Il a toutefois insisté sur le fait que son gouvernement allait agir « sans hésitation ».

Il a dit qu’il allait poser tous les gestes nécessaires pour s’assurer que les fonds publics soient bien investis.

M. Charest a indiqué que s’il y a des correctifs à apporter, son gouvernement le fera avec beaucoup de détermination.

Il a rappelé que la commission Charbonneau avait le mandat pour aller au fond des choses et que son gouvernement allait continuer à être extrêmement vigilant.

Avec La Presse Canadienne

Source : http://www.lapresse.ca/actualites/dossiers/commission-charbonneau/201206/19/ (...)

Par jdor - Publié dans : Actualités
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Jeudi 14 juin 2012 4 14 /06 /Juin /2012 15:18

par Patrick Saurin - 14 juin

La Commission européenne se prépare à la faillite des banques…

La Commission européenne a présenté le 6 juin une proposition de directive « établissant un cadre pour le redressement et la résolution des défaillances d’établissements de crédit et d’entreprises d’investissement ». Cela fait plus d’un an que la commission travaillait sur ce document et il est révélateur qu’il soit publié au moment même où les banques espagnoles sont en pleine tourmente. Le besoin de recapitalisation de ces banques est estimé entre 50 et 200 milliards d’euros |1| et le sauvetage de la seule Bankia nécessiterait 23,5 milliards d’euros, soit près de 18 fois plus que l’estimation faite fin 2011 par l’Autorité bancaire européenne.

Cette directive qui prétend avoir vocation de protéger le contribuable en cas de faillite bancaire est instructive en ce sens qu’elle reconnaît des réalités qui ont été niées jusqu’à ce jour. Elle admet notamment que « l’intervention des pouvoirs publics a coûté très cher au contribuable et a même compromis la viabilité des finances publiques dans certains états membres. » Pour mémoire, 4 500 milliards d’euros d’aides d’État ont été accordés aux établissements financiers entre octobre 2008 et octobre 2011. La Commission fait également un constat d’échec des politiques d’aide aux banques en relevant que « les plans d’urgence élaborés pour lutter contre les crises financières ont été insuffisants ». En clair, les 4 500 milliards d’aide ont été accordés aux banques en pure perte pour les contribuables appelés à la rescousse. Mais si la Commission se prépare à une faillite imminente des banques, elle persévère dans une attitude inappropriée dénoncée par Frédéric Lordon : « non pas éviter la survenue des crises mais améliorer la gestion de leurs effets. » |2|

… sans prendre les mesures nécessaires pour l’empêcher

Pour faire face à une crise bancaire systémique et à un risque de contagion à l’ensemble de l’Europe, la commission préconise des transferts d’actifs entre entités, la cession obligatoire de certaines activités, le remplacement des dirigeants par un administrateur spécial, la suspension du paiement des dividendes, le renflouement interne ou « bail-in » |3|, la mise en place de fonds de résolution |4| et de systèmes de garantie de dépôts financés par le secteur bancaire. Mais le « bail-in » n’entrerait en vigueur qu’en … 2018. Quant aux fonds de résolution, le quotidien Les Échos du 6 juin pointe les limites de ce dispositif en soulignant qu’il n’est « pas question encore de mutualiser les ressources : les fonds imaginés par Bruxelles sont seulement des fonds nationaux ». Ce même journal relève également qu’il n’existe toujours pas en Europe d’harmonisation des systèmes de garantie des dépôts. Ce n’est pas avec des mesures nettement insuffisantes, et dont l’entrée en vigueur est repoussée dans le temps (2014 ou 2018) « pour ne pas effrayer les marchés », que l’on sauvera un système bancaire au bord de la faillite.

Les Caisses d’épargne ne sont pas à l’abri

Malgré les discours rassurants des patrons, la crise bancaire menace également les Caisses d’épargne et le Groupe BPCE. Pour preuve, l’action NATIXIS a perdu 90 % de sa valeur d’origine et des PSE (Plans de Sauvegarde de l’Emploi) ont supprimé des centaines d’emplois dans nos entreprises ces dernières années. Actuellement, les Sociétés Locales d’Épargne sont appelées à se prononcer sur une modification de leurs statuts qui prévoit de conditionner le remboursement des parts sociales à l’autorisation du Conseil d’Administration de la SLE, le Conseil pouvant déléguer ce pouvoir d’autorisation à son Président, à son Vice-président ou au délégué de la Caisse d’épargne. Si cette modification est présentée comme une mise en conformité avec la réglementation européenne relative au ratio« core tier one » |5|, elle permet aux dirigeants de refuser le remboursement de leurs parts sociales aux clients sociétaires et éviter ainsi que des ventes massives viennent diminuer significativement les fonds propres des Caisses d’épargne. Or, dans le même temps où ces dirigeants se réservent la faculté d’interdire aux petits porteurs de récupérer leur argent, les traders des banques et des fonds spéculatifs restent libres de se livrer au « trading de haute fréquence » qui leur permet d’acheter et de revendre des actions en quelques millionièmes de seconde à l’aide de programmes informatiques.

Contre la crise bancaire, il existe une solution

Si l’on considère que la monnaie, l’épargne, le crédit et le système dans lequel ils s’inscrivent sont des biens publics, et si l’on sait que la sécurité des encaisses monétaires de la population et la préservation de l’intégrité du système des paiements sont indispensables, alors l’instauration d’un service public bancaire s’impose comme une nécessité. C’est pourquoi Sud BPCE préconise la socialisation de l’intégralité du système bancaire. Nous utilisons le mot socialisation de préférence à celui de nationalisation pour souligner que l’essentiel à nos yeux concerne le contrôle citoyen avec un partage de décision entre les dirigeants, les représentants des salariés, des clients, d’associations, des élus locaux et des représentants des instances bancaires nationales et régionales. Il faut arrêter le sauvetage coûteux des banques effectué sans conditions dont le seul effet est d’augmenter la dette publique. L’expropriation des banques et leur transfert au secteur public sous contrôle citoyen est le seul moyen de protéger l’épargne et d’affecter le crédit à l’économie réelle afin de financer la mise en place d’une politique de plein emploi et d’investissements publics, mais aussi de sauver nos emplois.

L’assainissement du secteur bancaire nécessite également la levée du secret bancaire, la mise en place de commissions d’enquête sur les agissements des banques |6| et enfin un audit des dettes détenues par les banques, en particulier celles sur les Etats, les collectivités et les établissements publics, pour identifier les dettes illégitimes qui n’ont pas à être remboursées.

Les politiques d’austérité, c’est aux banques qu’il faut les imposer, pas aux peuples !

Voir en ligne : http://blogs.mediapart.fr/edition/l...

Notes

|1| C’est finalement une aide de 100 milliards d’euros qui a été accordée à l’Espagne par le biais du Fond Européen de Stabilité Financière (FESF) ou du Mécanisme Européen de Stabilité (MES).

|2| Frédéric Lordon, « La « régulation financière », entre contresens et mauvais vouloir », La pompe à phynance, les blogs du Diplo, 21 avril 2010.

|3| Le « bail-in » désigne un dispositif qui voit les actionnaires et les créanciers d’une banque en difficulté supporter en priorité les pertes de cet établissement. Il permet de réduire l’aléa moral en empêchant les dirigeants et les actionnaires d’une banque de présumer du soutien des pouvoirs publics en cas de difficultés.

|4| Ce terme est transposé de l’anglais où « resolution » recouvre l’ensemble des mécanismes de traitement des faillites bancaires.

|5| le « tier one » représente le noyau dur des fonds propres de la banque (notamment le capital social et les résultats mis en réserve).

|6| Depuis le 6 juin, Bankia fait l’objet d’une enquête par une unité chargée de la lutte anti-corruption du ministère public espagnol.

Patrick Saurin est membre de l’Exécutif National de Sud Banque Populaire Caisses d’Epargne (BPCE)

Source : http://www.cadtm.org/Vers-la-faillite-des-banques

Par jdor - Publié dans : Actualités
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